10 déc. 2009
Clivage entre les élu-e-s et le peuple?
Une question me turlupine: quelle mesure utilise-t-on pour cette affirmation? Il semblerait que cela soit l'adéquation entre les mots d'ordre des partis concernant les votations et le résultat ou encore la prise en considération des préoccupations des gens.
Un héros en la matière serait actuellement Oskar Freysinger se pavanant comme récompense dans tous les medias du monde...Pourtant je m'interroge à nouveau: qu'a-t-il fait exactement pour le peuple? A-t-il amélioré la qualité de vie des gens? A-t-il baissé les primes d'assurance-maladie? S'est-il prononcé pour des allocations familiales ou une politique du logement à loyers modérés? Quelles sont ses préoccupations en matière de lutte contre le chômage à part s'opposer à tout plan de relance ou presser comme un citron toutes les prestations pour les chômeurs et chômeuses?
Mystère... Alors j'ose le dire: les élu-e-s de gauche ne sont pas éloignés des préoccupations du peuple, et ce, sous l'angle des 2 critères rédigés plus haut. Par exemple, en juin 2008, le peuple a suivi toute la classe politique sauf l'udc pour contrer l'initiative qui souhaitait instaurer la naturalisation par le peuple. Par exemple, le peuple a voté les bilatérales soutenues par toute la classe politique sauf l'udc. Par exemple le PS se bat depuis des années pour un service public garantie de l'égalité: référendum gagné contre la libéralisation de l'électricité, l'idée de la caisse unique est désormais acquise même dans la tête de la droite, les allocations familiales ont augmenté. Le prochain combat sera bien sûr le référendum contre la révision de la loi sr l'assurance chômage qui est une vaie gifle pour les travailleurs, jeunes et chômeurs de notre pays. Comme si c'étaient eux les responsables du marché économique du pays... Alors là, toute la classe politique sera contre le ps... On verra ce que dira le peuple.
1 déc. 2009
minarets: le vote par les tripes
Le peuple suisse a ainsi ancré dans la Constitution une discrimination, visant une minorité. Bien sûr les musulmans de Suisse pourront toujours aller prier dans des mosquées. Il n’en reste pas moins que le peuple a décidé de viser symboliquement une minorité. C’est un vote avec les tripes. L’émotionnel l’a emporté sur la raison.
Mais soyons sincères : la lutte était perdue d’avance. Le débat a tournée sur l’islam. Or, remonter l’image de cette religion suite à la campagne anti-musulmans commencée après le 11 septembre 2001 était mission impossible. Expliquer l’islam en deux mois qu’a duré la campagne alors que cette religion est dénigrée depuis des années et que les lieux de rencontre entre cette religion et la population manquent cruellement relevait de l’impossible.
A quelques jours du résultat du vote les élu-e-s de droite rivalisent d’ingéniosité pour déposer des interventions plus ou moins judicieuses pour essayer de rassurer le peuple. Pourtant, ce qui a été dit durant la campagne n’en reste pas moins vrai le lendemain. Les rapports du département justice et police sont formels, il n’existe pas de foyers d’extrêmistes en Suisse. Les musulmans de Suisse sont modérés, provenant des balkans et le 80% ne pratiquent pas et ne s’intéressent pas à la religion. Il n’y pas de femmes lapidées ou excisées en Suisse, et si tel était le cas pour peu que les autorités en soient informées, elles sanctionneraient évidemment les coupables.
Alors pourquoi cette avalanche de propositions qui soutendent que la communauté musulmane est fondamentaliste ?
Il nous faut bien sûr prendre au sérieux les craintes exprimées par les gens, mais il ne faut pas continuer à les entretenir. Ainsi, je crois que la question qui se pose également aujourd’hui est : comment en est-on arrivé là ? Comment est-ce que le peuple Suisse a voté avec ses tripes et oublié sa raison ? Un début de réponse est possible : depuis dix ans on banalise la xénophobie, le racisme. Par des campagnes d’affichages par exemple flirtant avec la légalité, par des propositions d’un ancien Conseiller Fédéral de supprimer la norme anti raciste de notre Constitution tendant à démontrer que cette thématique n’est pas importante dans notre pays. Par un manque d’ « éducation » des Suisses au débat public et donc une certaine difficulté à débattre des valeurs. D’ailleurs, la réintroduction des cours de civisme dans nos écoles semble indispensable.
Mais la banalisation de la xénophobie ne suffit pas à expliquer ce vote. Il est clair que certaines questions doivent être abordées non seulement d’un point de vue pragmatique, par exemple comment gérer le port du voile, qui a « le droit » de le mettre et où, mais aussi d’un point de vue des valeurs Le fait qu’une très rare minorité de la communauté musulmane estime que les femmes et les hommes ne doivent pas se serrer la main doit être discutée à la lumière du principe de l’égalité à laquelle nous croyons.. Nous touchons là un domaine extrêmement important : le rapport entre religion et laïcité.
Mais il y a manière et manière de débattre. Il nous faut renforcer les lieux de dialogue entre l’Etat et TOUTES les religions. Par des plateformes, des interfaces de discussion par exemple. Il nous appartient aujourd’hui de calmer le jeu, de rappeler que la communauté musulmane n’a pas besoin de plus ou de moins d’intégration que d’autres communautés ou de lois spéciales…
En conclusion, si j’estime que le résultat de dimanche est grave, il s’agit aussi de l’insérer dans un contexte de crise internationale et nationale : crise économique et sociale. Terreau toujours fertile à la recherche d’un bouc émissaire.
Ironie de la politique : le ps se bat depuis toujours pour l’intégration de toutes les personnes. Etrangères, suisses, athées, croyantes. Par une mixité sociale, par une politique de la formation digne de ce nom, …
Quoiqu’il en soit, les initiants devront assumer cette fois leur provocation. Qu’ils le veuillent ou non, que cela les touche ou non, ce vote aura des répercussions dans notre rapport au monde. Dans nos rapports avec les organismes européens et internationaux, dans nos rapports économiques avec les pays musulmans. Et surtout, ce vote est salué par les nationalistes européens ce qui réjouit certainement les initiants, mais certainement moins la grande majorité des votants qui dimanche a dit oui.
25 nov. 2009
Chômage-Migration-Formation : deux réponses possibles
Deux points doivent être précisés en préambule : la nouvelle migration n’est plus celle du personnel non qualifié. Selon une étude d’Avenir Suisse, le 60% des nouveaux arrivants ont un titre d’une haute école. En Suisse, seul le 26% de la population peut se prévaloir d’un tel titre. Deuxièmement, le chômage augmente dans le secteur du secondaire alors qu’au niveau du tertiaire des postes sont créées. Le lien est donc évident. On va chercher des gens à l’étranger parce que la Suisse a une politique de formation déficiente ! Un exemple concret : si les hôpitaux engagent les médecins allemands, c’est parce que le numerus clausus dans quasi toutes les facultés de médecine en Suisse est encore en vigueur et que nous ne formons pas assez de médecins.
Mais l’égalité des chances ne se situe pas uniquement au niveau des Hautes Ecoles, mais bien également au niveau des compétences de bases. En Suisse, quelques 800'000 personnes ont des difficultés dans la lecture et l’écriture. Elles ont 2 fois plus de chance que les autres travailleurs d’être au chômage. En temps de crise évidemment elles sont les premières à gicler. Quelles sont les mesures prises par la Confédération pour palier à ce grave problème ? Où en est la loi sur la formation continue ?
On l’a dit, les secteurs plus touchés par le chômage sont ceux du secondaire. Or, les gens ne sont pas des pions. On ne peut tout simplement pas prendre un chômeur du secondaire pour le placer dans une place du tertiaire. En tous les cas, pas dans la réalité de la formation hélvètique. Les mesures d’insertions des chômeurs ne peuvent plus être 3 mois de cours dans tel ou tel domaine. Il s’agit aujourd’hui de REORIENTER les personnes avec un suivi de ces personnes par nos assurances jusqu’à 1 an, comme le fait la Suède par exemple.
Face au problème du chômage 2 attitudes sont possibles : soit on s’arrête sur le symptôme, la migration, soit on s’attaque à la cause, la politique de formation en l’occurrence. Si on ne s’attaque pas à cette cause, vouloir endiguer le chômage des gens habitant en Suisse ne restera qu’un vœu pieu et favorisant les discours isolationnistes en tout genre.
Demander aux entreprises d’employer des gens du lieu ne sert à rien si on entreprend pas de les former. Et ce, qu’ils aient un passeport suisse ou étranger. Autrement dit, le mythe qui dit que les étrangers viennent nous voler notre travail est faux. La nouvelle migration sert à palier une politique de la formation déficiente en Suisse, que cela soit au niveau des compétences de base, des hautes écoles en passant par la formation professionnelle.
Il n’y a actuellement pas de vision en matière de formation au Conseil Fédéral. C’est grave parce que si jusqu’à aujourd’hui notre mine d’or était la formation, cela n’est plus le cas aujourd’hui. Il est temps de s’en apercevoir et de prendre des mesures.
10 oct. 2009
initiative anti-minaret: fausse question
Nous assistons au même procédé avec l'initiative anti-minarets. Les initiants estiment que l'islam est dangereux en Suisse et font miroiter ce qui selon eux est un manque d'intégration. Mais si telle était vraiment leur intention, ils auraient déposé une initiative interdisant le port du voile en Suisse, ou obligeant les gens à manger du porc (les végétariens auraient été contents!) ou obligeant les gens à boire de l'alcool (la ligue de prévention contre l'alcoolisme aurait aussi apprécié!).
Non on voit bien que l'initiative tend seulement à brasser une fois encore la peur des étrangers. Musulmans cette fois. Alors on peut penser ce que l'on veut de l'intégration ou non des musulmans dans notre pays où l'islam extremiste n'existe pas, mais l'initiative sur laquelle le peuple devra se prononcer ne répond en rien aux préoccupations que certain-e-s pourraient avoir. En quoi interdire la construction de minarets (4 actuellement en tout et pour tout en Suisse) résoudraient ces problèmes? Mesdames et Messieurs les initiants, cessez de prendre le peuple pour un con.
Ca commence d'ailleurs à faire beaucoup tous les gens que l'udc n'aime pas: 300'000 étrangers, 300'000 musulmans, 30% de gens qui votent à gauche en Suisse... Ca fait près de 2 millions de personnes ça!
6 oct. 2009
Il y a urgence nationale
Il faut réagir et vite face à cette urgence nationale, qu'est devenue la part trop lourde des primes d'assurace maladie sur le budget des gens. Il faut relancer le débat sur une caisse unique, ouvrir les yeux sur les manoeuvres politiques des assureurs et des partis de droite qui pendant la campagne sur la votation de la caisse unique ont maintenu l'augmentation des primes et dès la fin de la votation, ont lâché les chiens....
26 août 2009
Lybie: quelques questions demeurent
Autrement dit, la captivité de nos concitoyens était déjà douloureuse mais on estimait que d'autres paramètres pour leur libération devait jouer à part obéir aux imprécations de l'Etat-voyou.
Alors malgré la libération des 2 otages que tout le monde espère et dont tout le monde se réjouit bien sûr, il n'en reste pas moins que les pays européens échouent les uns après les autres à tenir tête à la Lybie et que la loi brutale du plus fort domine... Plus fort, car pays pétrolier... Les pays européens en cause, l'Angleterre, l'Italie, la Suisse, tous ont des priorités financières et économiques qui permettront à la Lybie de rester invincible encore longtemps.
Une autre question demeure: comment ne pas croire que des sommes d'argent n'ont pas été versées à la Lybie? Je n'ai aucune preuve pour l'attester mais je m'interroge. Dans quasi toute libération d'tage, la question de l'argent fait toujours surface à un moment ou à un autre... soit officiellement, soit inofficiellement... La Suisse a-t-elle versé de l'argent? Aujourd'hui la rsr informe que la Lybie aurait demandé de l'argent. Qu'en est-il Mr. Merz?
2 août 2009
Allocution du 1er août à Rolle
Chacune et chacun de nous appréhende l’histoire de façon différente, se l’approprie en fonction d’où il vient et de son histoire de vie. Prenons un exemple : en 1991, nous fêtions le 700ème de la Confédération… Pour ma part j’ai préféré le 600ème…c’est en effet en 1891 que naissait mon grand-père, Venanzio, à 1300 kilomètres de là et allait marquer mon destin….
C’était un berger, gardant les chèvres de riches propriétaires terriens, avec 10 enfants. L’un d’eux, Oronzo, mon père, poussé par la misère, a décidé de quitter sa terre natale et de venir en Suisse. Cette Suisse qui allait devenir la terre natale de ses 3 enfants, Venanzio travaillant pour la Poste, Luigi, travaillant à la télévision publique, et Ada, membre aujourd’hui du Parlement de son pays…
Mon grand-père ne se doutait pas par sa date de naissance que le 600ème de la Confédération allait marquer l’histoire de sa famille.
Qu’il y a-t-il en commun très modestement entre le serment des 3 Confédérés Von Mechtal, Stauffacher et Furst de 1291 et l’anecdote familiale qui je viens de vous raconter ? Et bien je crois que cela illustre que la Suisse est une construction depuis ses origines de gens venus d’ailleurs. Les 3 Confédérés se considéraient les uns les autres comme étrangers au départ. Cela a été une lente construction que leur unité. Cela montre qu’il n’y a pas de Suisses innés, que pour mener son pays à la prospérité il faut savoir accueillir l’autre qui avec le temps deviendra nôtre. C’est ce que fait la Suisse depuis ses origines, bien que depuis une quinzaine d’années on nous martèle le contraire à coup de campagnes dispendieuses et intolérables sur le fond.
La Constitution de 1848 dont je dirai que le préambule, si je ne craignais pas de froisser quelques personnes parmi vous, ressemble à s’y méprendre au programme du parti socialiste nous le rappelle: Le peuple et les cantons, résolus à renouveler leur alliance, pour renforcer la liberté, la démocratie, l’indépendance et la paix, dans un esprit de solidarité et d’ouverture au monde, déterminés à vivre ensemble leurs diversités dans le respect de l’autre et l’équité, conscients des acquis communes et de leur devoir d’assumer leur responsabilité envers les générations futures, sachant que seul est libre qui use de sa liberté et que la force de sa liberté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres arrêtent la Constitution suivante…. Mesdames et Messieurs, je crois en la Suisse, avec ces valeurs, avec cette histoire qui se perpétue.
Je refuse de croire quant à moi que l’identité suisse s’apparente aux logos de banques ou à l’appât du gain. Au regard des textes fondateurs évoqués, je ne crois pas que l’UBS soit notre nouveau Guillaume Tell. Roger Federer à la limite. Je ne crois pas que la force patriotique de notre pays ou de nos politiciens se mesure à être pour ou contre le secret bancaire. Il n’y a pas de traîtres à la patrie sur cette question. Il y a des appréciations différentes sur comment sortir de la crise. Face à cette année très rude pour les gens d’un point de vue économique, social et s’il en croit l’office de la santé bientôt sanitaire, il faut trouver des réponses qui vont bien au-delà des jeux politico-politiciennes. Il faut que chacun mette son poing dans sa poche, essaie d’écouter l’autre et cesse de lancer des anathèmes sur les autres. C’est faire le jeu d’une certaine presse de boulevard et c’est tout. Permettez-moi de le dire, la classe politique est aussi déstabilisée car la formule magique est morte. Alors on cherche des solutions : mathématiques, machiavéliques, florentines, tessinoises … Mais le feuilleton de l’été qui consiste à parler de la succession de Pascal Couchepin ou de la naissance des jumelles du couple Federer ne doit pas cacher les vrais problèmes.
Permettez à une petite nouvelle du Parlement qui n’a pas l’analyse d’un Christian Levrat, le bagout d’un Christophe Darbellay ou l’expérience d’un Fulvio Pelli, de donner les axes de son effort au Parlement pour servir la Suisse. Il y a 2 domaines dans lesquels la Suisse doit mettre toute son énergie : la formation d’une part, et la lutte contre l’émergence de la pauvreté.
La formation d’abord : Quant 800'000 personnes en Suisse ont des difficultés dans les compétences de bases que sont l’écriture et la lecture, quand les places d’apprentissages manquent cruellement ou que des milliers de jeunes dans notre pays restent en rade sans première place de travail, quand le profil du chômeur type est une personne entre 30 et 50 ans, sans formation ou peu qualifié, alors je me dis que TOUT doit être misé sur la formation. Particulièrement en temps de crise. On sait par exemple que l’illettrisme coûte 1 mia de francs. On sait que ces personnes sont précarisées et auront 2 fois plus de chance de se retrouver au chômage. Et on sait aussi qu’en temps de crise ce sont les personnes les moins bien formées qui sautent les premières, déplaçant le problème sur les assurances sociales.
Mais plus intéressant : une étude d’avenir suisse a montré que le profil de la nouvelle migration a changé : ce ne sont plus des travailleurs à peine qualifié, mais plus de 60% des nouveaux arrivants ont un niveau des Hautes Ecoles. Or en Suisse, seul 26% des gens ayant suivi une scolarité en Suisse obtiennent un titre des Hautes Ecoles. Il serait peut-être temps de se poser des questions à ce sujet et sur l’égalité des chances dans notre pays. Et ce, afin d’être amé pour affronter les périodes de crise.
La précarité et la pauvreté n’est pas un thème en Suisse. Et pourtant… Aujourd’hui, 1 travailleur sur 22 est un working poor… Ce sont des personnes qui travaillent mais ne bouclent pas la fin du moins. Ce sont des personnes qui gagnant 2'200.- au plus pour une personne seule et 4'650.- pour un couple avec 2 enfants…. Mesdames et Messieurs, c’est la situation d’un travailleur sur 22 dans notre pays… Les raisons de cette situation sont multiples et je ne les développerai pas ici. Toutefois, le mode de vie a changé. Et les 3 piliers de la solidarité et de la sécurité sociale d’avant les années 70 qu’étaient la famille, la structure du marché du travail et l’Etat providence ne correspondent plus à la réalité d’aujourd’hui. La structure familiale a changé, le marché du travail est devenu beaucoup plus agressif, l’Etat providence doit repenser sa couverture sociale de façon globale. Les mesures d’urgence, certes nécessaires, ne suffisent plus. Il faut repenser de façon globale la précarité en Suisse, en sachant par ailleurs que plus personne n’est à l’abri de s’y retrouver un jour ou l’autre : un divorce, une période de chômage, une dette…
Voilà en quelques mots Mesdames et Messieurs les défis urgents auxquels est confronté notre pays à mon sens. Tout n’est pas simple mais si chacune et chacun d’entre nous se rappelle aux valeurs d’ouverture, de solidarité, de respect de l’autre, contenues dans notre Constitution, cela devrait être jouable. Les Suissesses et les Suisses en sont pétris et c’est un pays où il fait bon vivre.
Pour terminer je remercie tout particulièrement les autorités de Rolle de m’avoir fait l’honneur d’être invitée ce soir pour prononcer ce discours, et remercie chacune et chacun de sa patience pour votre écoute, j’ai été un peu longue, emportée par la fougue de mon premier discours du 1e août… et me réjouis de déguster ces tellement bons vins du cœur de la Côte.
11 mars 2009
du juridique sexy
Mais le pas franchit, certes modeste, mais ô combien important, permet de transférer la compétence de juger de la constitutionnalité ou du respect de droits fondamentaux suisses ou internationaux au Tribunal Fédéral en lieu et place du Conseil Fédéral ou du Parlement. Pourquoi faut-il s'en réjouir? Parce que actuellement une grande hypocrisie règne en la matière où ce sont les jeux politiques qui décident si invalider ou non une initiative. En effet, actuellement le législatif et l'exécutif sont formés de partis politiques. Or, ce sont eux qui lancent bien souvent les initiatives. Et on ne peut pas être juge et partie à la fois...
C'est donc une bonne chose, même si je sais que la justice n'est pas neutre...
19 févr. 2009
secret bancaire: ne renversons pas les problèmes!
Imaginez des Suisses qui planquent leur argent et refusent de payer des impôts en Suisse. Toutes les personnes qui se lèvent le matin pour aller travailler et à qui on demande de payer des impôts devraient se rebeller.
Alors aujourd'hui on crie au scandal en disant que l'Etat de droit n'est pas respecté et que le plus fort a gagné. Personnellement je pense que le droit n'est pas respecté lorsque les moins aisés qui ne planquent pas leur argent doivent payer plus d'impôts pour combler le manque à gagner d'un Etat parce que les plus aisés ont trouvé le moyen de s'y soustraire...
Alors aujourd'hui je me réjouis si cet "incident" va suscier des remous et faire en sorte que la Suisse légifère autrement sur le secret bancaire. On peut rêver...
20 janv. 2009
Obama for President: yeah!
Il y a eu un message de paix aussi: le pouvoir (militaire) seul ne suffit pas pour se protéger. Il faut des convictions, des valeurs. Ces valeurs sont la tolérance, le courage, la curiosité, l'honnêteté, la fidélité.
Pour moi on asse des année d'obscurantisme de Busch aux années de Lumière. Les mots bien et mal n'ont été prononcés qu'une fois en 20 minutes...
La modestie et la paix ont été exahltés. L'espoir continue
10 déc. 2008
Le manifeste a été transmis
3 déc. 2008
NOUS EN SOMMES ACTUELLEMENT A PLUS DE 3'900 SIGNATURES! CONTINUONS A DIFFUSER LE MANIFESTE!
A son art. 8. al.3, la Constitution suisse stipule que « l’homme et la femme sont égaux en droit. La loi pourvoit à l’égalité de droit et de fait, en particulier dans les domaines de la famille, de la formation et du travail. L’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale. »
« [La femme à la maison] c’est une bonne décision pour les enfants. C’est comme dans la nature. Chez presque tous les animaux c’est la maman qui fait ça avec les enfants. » (TJ TSR 28.11.08)
« Les femmes et l’environnement n’engendrent que des charges et des coûts » (dans le cadre d’une une table ronde de l’UDC)
Dans un pays où les femmes essaient de vivre et de mettre en pratique sa Constitution en assumant toujours davantage le rôle social, politique et économique qui leur revient, il est impensable de confier l’une des plus haute responsabilité institutionnelle à un homme qui dénigre systématiquement ce principe constitutionnel.
C’est pourquoi, les signataires de ce manifeste appellent à ne pas élire Ueli Maurer au Conseil Fédéral.
Signez ici le manifeste
MANIFEST GEGEN DIE WAHL VON UELI MAURER IM BUNDESRAT
Die schweizerische Bundesverfassung sieht in ihrem Artikel 8 Paragraf 3 vor: „Mann und Frau sind gleichberechtigt. Das Gesetz sorgt für ihre rechtliche und tatsächliche Gleichstellung, vor allem in Familie, Ausbildung und Arbeit. Mann und Frau haben Anspruch auf gleichen Lohn für gleichwertige Arbeit.“
Mehrere öffentliche Aussagen des Nationalrates Ueli Maurer zeigen seine Vision der Rolle der Frau :
· „(die Frau in Haus und am Herd) ist ein guter Entscheid für die Kinder. Das ist wie in der Natur. Bei fast allen Tieren ist es die Mama, die das mit den Kindern macht.“ (TJ TSR 28.11.08)
· « Frauen und Umwelt verursachen nur Aufwand und Kosten“ (wirtschaftspodium der svp)
In einem Land, in welchem die Frauen das Verfassungsprinzip der Gleichstellung versuchen in der Praxis umzusetzen, in welchem sie immer mehr sowohl im sozialen als auch im politischen und wirtschaftlichen Bereich den Platz einnehmen, der ihnen auch gebührt, ist es schlicht nicht möglich, einem Mann die höchste Aufgabe in einem Land anzuvertrauen, welcher nicht an diese Verfassungsgrundlage glaubt.
Deshalb rufen die Unterzeichnenden dazu auf, Ueli Maurer nicht in den Bundesrat zu wählen.
Diversi commenti rilasciati pubblicamente dal consigliere nazionale Ueli Maurer dimostrano la sua visione del ruolo della donna:
“(la donna a casa) è una cosa buona per i bambini. È come nella natura. Per quasi tutti gli animali sono le mamme che si preoccupano dei figli”. TG TSR 28.11.08
"Le donne e l’ambiente produgono solo cariche e costi" (conferenza dell’udc)
In un paese in cui le donne cercano di mettere in atto il principio costituzionale cercando di prendere sempre più il loro posto sociale, politico o economico loro dovuto, è impossibile eleggere ad una delle cariche più importanti dello stato, un uomo che non crede a questo principio costituzionale.
I firmatari di questo manifesto invitano a non eleggere Ueli Maurer al Consiglio Federale
1 oct. 2008
Le rôle de la gauche en temps de crise
La question qui se pose pour les partis de gauche est une question de paradigme: sommes-nous là pour proposer une alternative au système néo-libéral ou devons-nous accompagner le capitalisme en corrigeant ses effets catastrophiques?
Pour l'heure il me semble que tout plan qui prévoit de venir au secours des organismes privés qui ont conduit à la catastrophe, notament pour les petits épargnants ou propriétaire aux USA, doit s'accompagner d'un plan de retour dès que la situation se sera améliorée. Autrement dit, ceux qui viendront sauver les collectivités, devront avoir quelque chose en retour, outre le fait d'éviter une crise qui les toucheraient également de plein fouet!
14 sept. 2008
Humeur...
Elles ont discuté toute la soirée de leurs ami-e-s sur facebook. "Et tu as vu les photos de celui-ci? Et pourquoi cette fonction marche pas? et comment je fais à rendre invisible mes photos?..." Bref, elles n'ont même pas fait semblant de me parler. J'étais larguée.
Alors je me suis dit que si facebook permettait de se créer des amis, moi je leur parlais quand je les avais devant moi en chair et en os.
9 sept. 2008
sécurité
Personnellement je m’inscris en faux contre cette idée. Le PS a toujours parlé de sécurité publique en mettant en avant les idées de sécurité, de paix et de justice sociale. L’égalité des chances, la possibilité pour toutes et tous de vivre dans des conditions dignes ayant toujours été les prémices nécessaires et premières pour que les uns et les autres puissent vivre ensemble de façon plus ou moins harmonieuse et pacifique.
Le papier produit par le groupe de travail du PSS pose un problème de fond : qu’est-ce que la sécurité publique ? Force est de constater qu’elle se limite pour ses auteurs à la violence. Violence des étrangers, violence des jeunes, violence dans les medias, ordre et sécurité. Disons-le clairement : les thèmes abordés sont dignes d’un résumé du Sonntagblick. Hormis 4 ou 5 énormités telle que la généralisation des videos surveillances, c’est un coup de bluff. Ainsi, même le chapitre décrié à juste titre et stigmatisant sur la criminalité des étrangers pourrait être potable si on enlevait le mot « étranger » et si on n’en faisait pas un chapitre à part. Mais la voie polémique et surfant sur la vague du sensationnalisme a été choisie. Toutefois, prendre cette option n’est pas si anodin ou sans conséquences. Ainsi, cédant à la vague xénophobe européenne, le papier propose l’interdiction de la mendicité organisée. Une attaque non explicite aux quelques centaines de Roms en Suisse qui au dire même des responsables de la police n’entrainent pas d’augmentation d’actes criminels.
Tout le papier souffre d’un mélange de niveaux et de priorités. Ainsi par exemple le chapitre sur « l’aménagement réfléchi de l’espace public » met sur pied d’égalité la problématique de la mixité sociale, si importante à l’intégration des couches défavorisées par des politique de logements abordables, et la transparence des ascenseurs (sic !). L’emploi et la formation sont abordés en une ligne dans ce même chapitre alors que l’on s’étale sur la transparence des arrêts de bus.
En d’autres termes, ce papier manque d’envergure et de souffle. Il est petit et même mesquin. Il manque cruellement des chapitres essentiels comme la lutte contre la grande criminalité économique, la problématique de la sécurité de l’emploi ou de la formation comme vecteur d’intégration.
Autrement dit, si le PS doit tenir compte du sentiment d’insécurité des habitant-e-s du pays, il faut peut-être analyser les causes avec une grille de lecture autre que celle du « propre en ordre » et essayer d’y donner des réponses de fonds. Ainsi, l’octroi de salaires décents, de logements dignes à des coûts accessibles, des possibilités de formation de base ou continue, une politique familiale digne de ce nom permettraient d’éliminer le sentiment de précarité que plusieurs couches de la population ressentent aujourd’hui. Et on sait parfaitement que le sentiment de précarité entraine celui d’insécurité. Cette précarité réelle ou ressentie n’est plus l’apanage des seules couches défavorisées, mais également celle de la classe moyenne. Mais toutes ces problématiques ont été oubliées dans ce papier, sacrifiées à l’autel du discours dominant de medias et de partis abrutissants.
Bien sûr, le PS doit pouvoir communiquer de façon percutante et moderne. Du coup ce papier sur la sécurité aurait mérité un travail plus fin et de meilleure qualité. Nous sommes face à du vent. Cessons de faire de la politique électoraliste en essayant de contenter les fauves, mais essayons plutôt de donner de vrais réponses aux vrais problèmes.
4 juil. 2008
Les Roms ont bon dos pour cacher les vrais problèmes....
Mais qu'on m'explique pourquoi tant de haine? A Genève, en décembre, la police devait bien admettre qu'il n'y avait pas de hausse de vols ou de criminalité avec la présence des Roms à Genève...
Qu'on m'explique le lien entre la précarité qui touche une partie de notre population et la présence des roms ou tout autre mendiant. Qu'on m'explique le lien entre la présence de mendiants étrangers ou non et la politique fiscale de Merz tendant à privilégier les privilégiés. Que l'on m'explique le lien entre la présence de mendiants étrangers ou non et la politique de Couchepin sur la santé et les primes si absurdement élevés pour toute une partie de notrepopulation. Que l'on m'explique le lien entre la présence de mendiants étrangers ou non et les salaires insuffisants pour une partie de notre population.
Non. je ne vois pas de liens...
19 juin 2008
Hommage à une grande dame
9 juin 2008
Hop Suisse!
Mais bon, en Suisse on rigole pas! On siège même pendant l'euro! Le plaisir cet après-midi ensoleillé sera de courte durée... Mais parions que cette semaine nos nuits à Berne vont être chaudes et courtes...
1 juin 2008
La Suisse doit reconnaitre ses enfants
En ce qui concerne ce dernier objet, il est temps de rendre justice aux enfants de notre pays. Il n'est plus possible d'appeler "étranger-e-s" les personnes de 3ème génération. Cette génération a 20 ans aujourd'hui. Elle va bientôt enfanter la 4ème génération! Il est difficile d'en estimer le nombre. Il y a un quart d'étranger-e-s nés en Suisse. Environ 350'000. Mais les statistiques ne différencient pas la 2ème ou 3ème génération. On peut l'estimer à un peu moins de la moitié. Ces personnes n'ont plus que des liens touristiques avec le pays de provenance de leurs grands-parents et n'en connaissent plus la langue. Leur pays c'est la Suisse et nous devons les reconnaitre. Ce sont nos enfants. C'est pourquoi je déposerai ces prochains jours une initiative parlementaire visant à la naturalisation automatique de ces personnes.
22 mai 2008
19 avr. 2008
Etrangers... mais pour qui?
19 mars 2008
18 mars 2008
Le Feuilleton
Semaine Feuilleton sur la Radio suisse romande... Une tranche de vie, aussi nature que possible.
10 mars 2008
Solidarité avec les employés de Bellinzone. Même depuis le canton de Vaud
Le PS se doit de réagir fermement et dénoncer ces licenciements.
7 mars 2008
Dans un Etat de droit la raison doit primer sur le coeur
Le projet indirect du Conseil fédéral tient toutefois et heureusement compte des préoccupations de l'association puisque elle recule l'âge à partir duquel il n'est plus possible de déposer plainte. Il passe de 25 à 33 ans. Et ce, pour tenir compte de la réalité, à savoir que les victiems parlent tard.
Mais il me semble que l'accent doit également porter sur la question suivante: comment faire pour que les victimes puissent parler le plus vite possible. Non pas pour faciliter l'application de la loi (!), mais pour la reconstruction de ces personnes...
31 janv. 2008
La réforme fiscale des entreprises est un cadeau aux actionnaires
Cette loi est criante d'injustice. Elle ne favorise que celles et ceux qui en ont le moins besoin. Les cadeaux fiscaux accordés aux actionnaires et entreprises feront perdre 1 milliard de francs à la Confédération. Pour rappel, 1 milliard de francs c'est ce que couterait 50.- de plus de rente AVS par mois ou d'allocation supplémentaire par enfant. Cette loi s'inscrit dans une tendance lourde en Suisse de réformes fiscales toujours plus iniques et injustes. Ainsi, le conseiller fédéral Merz propose un taux de TVA unique à 6.1%. Aujourd'hui, les produits de première nécessité, par exemple le pain ou le lait, sont taxés à 2,4%. Des aliments qui voient déjà leur prix augmenter pour d'autres raisons. La question doit être posée: sur qui veulent reporter les partisans de ces réformes le manque à gagner des énormes cadeaux fiscaux offerts à une petite partie des actionnaires et des entreprises? Le 24 février est un enjeu capital pour contrer ce mouvement indigne d'une démocratie qui vise à affaiblir les plus faibles et à favoriser les plus aisés. L'enjeu est de taille. Il faut barrer la route à ces réformes fiscales scandaleuses. Si leurs effets positifs touchent une petite partie de la population, leurs effets négatifs ont des conséquences sur chacun-e-s d'entre nous.
13 déc. 2007
Ca, c'est fait!
Quoiqu'il en soit l'UDC se sent bafouée, accuse de non-démocratie les partis qui ont éjecté Blocher et promet à coup de menaces de se venger en "entrant dans l'opposition". Cette dernière affirmation mérite qu'on s'y attarde. "Entrer dans l'opposition" dans le système Suisse ne veut rien dire. En effet, nous ne sommes pas dans un système bipolaire où celui qui gagne les élections compose son gouvernement. Tous les partis font de la gouvernance et de l'opposition en lançant des référendums ou des initiatives. Et finalement, en dernier recours c'est toujours le peuple qui tranche.
Justement, le peuple. L'UDC revendique ses 30% et donc le droit d'avoir Blocher comme conseiller fédéral... Mais ce dernier s'est-il présenté sur une liste du Conseil national le 21 octobre dernier? La réponse est non. Les candidat-e-s au Conseil national sont soumis au vote du peuple et à ses sanctions. Les candidats au Conseil fédéral sont soumis au vote et aux sanctions de leurs électeurs, les parlementaires... Point.
En fait, ce qui est arrivé le 12 et 13 décembre n'est pas une vengeance contre l'UDC des perdants des élections comme certains politicien-ne-s ou journalistes ont pu le dire. C'était plutôt une mise en avant des rapports de force. Non l'UDC n'est pas toute puissante mais cela les partis de droite ont dû en prendre conscience et avoir le courage de l'affirmer. Pourqoi est-ce que seul l'UDC devrait avoir le droit de mettre en scène son pouvoir et clamer sa force? Pourquoi lorsque Christiane Brunner et Ruth Metzler n'ont pas été (ré)élues par les mêmes force de droite cela n'a pas soulevé l'indignation de ceux qui aujourd'hui crient au scandale?
Je crois qu'il éait temps de se réveiller. C'est ce qu'a fait le Parlement en ces 12 et 13 décembre. Pourvu que cela dure...
27 nov. 2007
l'argent public ne doit pas servir à engraisser les idées racistes de l'udc!
Ce spot a pour but selon Blocher et ses services, initiants de cette mascarade, de dissuader les gens de venir en Suisse...Mis à part l'amalgame une fois de plus fait entre malfaiteurs et africains qu'il faut absolument dénoncer, faut-il vraiment donner cette image de la Suisse? Les journaux européens en sont consternés...
Chacun-e se fera une opinion en regardant le spot...
J'aurai une question pour CB: combien a coûté la réalisation et la diffusion de ce spot? Et cet argent, sous quelle ligne budgétaire de son département a-t-il été pris? Tant qu'un parti diffuse sa propagande avec son propre argent il n'y a pas grand chose à dire. Lorsqu'un Conseiller fédéral prend l'argent du contribuable pour propager ses amalgames et mensonges (africain= menteur et malfaiteur) cela pose un réel problème...
23 nov. 2007
C'est un peu tard mais...
Je crois que la stratégie: nous ne voterons pas Christoph Blocher était la bonne, mais il fallait des mesures d'accompagnement. QUI à la place? Evidemment, ce type de quesiton mérite de grandes négociations et une stratégie qui aurait dû commencer voilà des mois.
Il est vrai que dans un premier temps il a fallu sortir le loup du bois et faire dire à certaines personnes de droite qu'elles ne voteraient pas Blocher. Cette étape ayant été réussie il aurait fallu demander tout de suite : qui voulez-vous? Mais cela demande du courage politique et il semble que cela ne court pas les rues ces temps...
Alors pour que le 12 décembre ne soit pas une fois de plus "la chronique d'une victoire supplémentaire annoncée", il faut soit désormais que PDC et socialistes suivent les Verts et Luc Recordon soit que les centristes nous proposent quelqu'un d'autre sur lesquelles toutes les formations se mettent d'accord. Les jours sont comptés.
12 nov. 2007
Carton historique!
Cette élection fait aussi en sorte que j'entre au Conseil national... Quelle émotion ressentie dimanche... Je n'ai pas envie de faire semblant d'être blasée, de faire comme si cela ne me touchait pas, comme si cela valait bien autre chose... Non. Je suis très heureuse, très émue, très honorée et très excitée à l'dée d'aller siéger au Palais fédéral. Il faudra en découdre là-bas... La façon dont j'envisage ce mandat est celui du service aux personnes. Cela signifie écouter les gens, aller dans les associations, dans les lieux de vie collectifs, les groupes d'intérêts des personnes en difficultés et ramener au mieux leur demande au niveau national... Le combat sera difficile puisque le rapport gauche-droite s'est encore tendu. Il faudra savoir jongler entre fermeté et compromis... Nul doute que la tâche ne sera pas aisée... Mais je ferai de mon mieux...
Mon premier combat sera celui d'essayer de ne pas faire réélire Christoph Blocher au Conseil fédéral. Je m'en tiens en cela à l'appel que j'ai fait le 30 août dernier sur ce blog... Je crois que la victoire de la gauche dans le canton de Vaud notamment au 2ème tour est dû à un réveil brutal face à la montée de l'UDC au premier tour... Alors rendez-vous le 12 décembre prochain pour ce chapitre là!
31 oct. 2007
Fais gaffe ou je te coupe le robinet!
On apprend aujourd'hui qu'un conseiller national udc souhaite couper dans les subventions du fond national de la recherche, car dit-il, ils font du travail politique. L'objet de son irritation? Une étude publiée sur les mouvements de droite et leur utilisation du thème de la migration pour leur ascension politique... Cela rappelle un autre évènement très ressemblant: lorsque le forum des migrantes et des migrants a pris position contre la révision de la loi sur l'asile et celle sur les étrangers, le patron des udc n'a pas hésité à couper également dans leur subvention, essayant ainsi de les réduire au silence...
Et les prochains c'est qui? Les 71% d'électeurs qui n'ont pas voté pour eux? On leur coupera les prestations auxquelles ils/elles ont droit?
Pfff...
Pourquoi faut-il voter à gauche
C'est toute la différence. La gauche essaie de mener dans des conditions difficiles les combats pour la classe moyenne, les familles, les personnes défavorisées. Et dès que nous en avons la possibilité nous mettons en oeuvre nos promesses.
Une raison de plus pour renforcer la gauche au Conseil des Etats!
23 oct. 2007
Ca n'est pas encore terminé!
Le 2ème tour, parlons-en justement! Je pense que le ticket commun Géraldine Savary et Luc Recordon est le ticket gagnant. Les Verts viennent renforcer la candidature de Géraldine qui a tout simplement cartonné le 21 octobre dernier. Et il n'est pas exclu que nous puissions passer les deux. Bien sûr cela sera difficile et cela dépendra de la campagne que nous ferons. Mais la première était excellente. Géraldine a su montrer sa compétence et sa solidité. Elle connaît les préoccupations quotidiennes des habitant-e-s du canton. Les femmes de tout horizon qui venaient la féliciter chaleureusement dans les 4 coins du cantons ont démontré que Géraldine incarne non pas uniquement des idées mais des situations de vie très concrètes.
Alors toutes et tous derrière le ticket socialiste-vert!
21 oct. 2007
APPEL aux candidat-e-s au Conseil national
Si je suis élu-e au Conseil national le 21 octobre je m’engage à ne pas voter Christoph Blocher en décembre prochain au Conseil fédéral
Voilà maintenant 15 ans que l’UDC ne cesse de progresser en jouant avec la peur des gens. Au parlement elle s’est opposée aux lois promouvant le bien-être des familles en refusant l’augmentation des allocations familiales ; elle s’est opposée à des conditions de travail dignes pour les travailleurs et travailleuses en refusant la loi sur l’emploi qui durcissait les sanctions auprès des patrons qui employaient au noir ; elle s’est opposée à un financement de la santé qui aurait pris en compte le revenu des gens et soulagé les plus défavorisés; elle s’est opposée à l’aide financière de coopération tout en refusant d’accueillir les migrants en Suisse.
L’UDC l’a avoué elle-même : Christoph Blocher représente et incarne les idées du parti. Lui ou personne au Conseil fédéral. Le chantage démocratique de l'UDC doit cesser.
Si je suis élu-e, je ne voterai pas Christoph Blocher au Conseil Fédéral en décembre prochain.
Liste des signataires
Josiane Aubert, PS; Sandrine Bavaud, Les Verts; Jean-Baptise Blanc, POP; Daniel Brelaz, Les Verts; Elisabeth Brindesi, SolidaritéS; Christa Calpini, parti radical Amilcar Cunha, PS ; Anne-Marie Depoisier, PS; Eric Cornuz, Les Verts; Olivier Epars, Les Verts ; Jean-Michel Favez, PS; Josette Farine, Ecologie libérale ; Blaise Fattebert, PS; Sébastien Guex, SolidaritéS; Marie-Claude Hofner, SolidaritéS; Marianne Huguenin, POP; Christiane Jaquet-Berger POP; Benjamin Leroy-Beaulieu, écologie libérale; Christelle Luisier, parti radical; Ada Marra, PS; François Masnata, SolidaritéS; Beatrice Metraux, Les Verts; Roxanne Meyer, PS; Sylvie Morel, Les Verts ; Stéphane Montangero, PS; Jean-René Moret, UDF; Nicole Morisod, SolidaritéS; Jacques Neirynck, PDC; Roger Nordmann, PS; Chantal Ostorero, PS ; Isabelle Paccaud, SolidaritéS; Celina Perret, écologie libérale; Delphine Probst, PS ; Luc Recordon, Les Verts; Claire Richard, Ecologie libérale; Daniel Rothen, UDF; Julien Sansonnens, POP; Géraldine Savary; PS; Janick Marina Schaufelbuhel, SolidaritéS; Séverine Scott Tchuente, SolidaritéS; François Simonin, SolidaritéS; Adèle Thorens, les Verts; Myriam Tinouch-Stucki, PS; Eric Voruz, PS ; Pierre Zwahlen, PS
16 sept. 2007
démocratie en danger
Je pense qu'il est urgent de voter une loi au Parlement pour limiter les budgets des partis. Cela a été proposé plus d'une fois par la gauche. Peut-être qu'aujourd'hui les autres forces de droite en sont convaincues...
Etrangers, vraiment?

Les chiffres qui font peur... et si c'était un écran de fumée?
Les radicaux ont cédé aux sirène de l'UDC en ce qui concerne la thématique des étrangers. Ils estiment qu'il y a trop d'étrangers en Suisse et font l'amalgame entre étrangers et violence des jeunes. Mais quels seraient donc ces étrangers en Suisse qui auraient tellement besoin d'une loi sur l'intégration?
En Suisse il y a 22% d'étrangers selon les statistiques officielles.
66% des étrangers vivant en Suisse ont un permis C. Ce qui signifie qu'ils sont là depuis au moins 10, 20, 30, ou 40 ans (Italiens, Espagnols, Portugais, ex-Yougoslavie). J'imagine que les mesures d'intégration obligatoires et payantes ne devraient pas s'adresser à elles (cours de langue, de civisme et j'en passe). Parmi eux il y a d'ailleurs un quart de deuxième et troisième génération qui sont nés, sont allés à l'école et travaillent en Suisse, et certain-e-s ne connaissent plus la langue de leurs parents ou grands-parents... Et qui ne doivent certainement pas avoir le stämpel d'étrangers mais plutôt pouvoir bénéficier d'une naturalisation automatique!
Si on enlève cette catégorie d'étrangers (nés en Suisse) il n'y a déjà plus que 16,5% d'étrangers.
Si on dit que les personnes vivant en Suisse depuis plus de 20 ans (on peut les estimer à 50%, la première vague d'immigration) ne sont plus non plus des étrangers (ayant au moins ce respect pour elles), il ne reste dès lors plus que 11% d'étrangers... Une moyenne tout à fait dans comparable à la norme européenne.
CQFD: Le péril étranger n'existe donc pas en Suisse!
9 sept. 2007
RPT: on s'est fait eu par deux fois!
En 2006 le peuple se prononçait sur la nouvelle péréquation financière entre cantons et Confédération. Le parti socialiste s'y opposait fortement. Dans le canton de Vaud le conseiller d'Etat radical Pascal Broulis, le conseiller national radical Charles Favre, la conseillère aux Etats radicale Christiane Langenberger, le conseiller national libéral Claude Ruey et d'autres encore, n'avaient de cesse de nous vanter cette RPT en prétextant que le canton de Vaud allait sortir gagnant financièrement et toucherait 130 mios. Résultat des courses un an plus tard: le canton de Vaud non seulement n'est plus bénéficiaire mais doit contribuer à hauteur de 13 mios. Qu'on s'en rappelle au moment où il faudra envoyer des élu-e-s reprösenter le canton à Berne!!
Pour les communes, qui n'ont pas bougé le petit doigt contre cette nouvelle péréquation au moment du vote, la RPT est lourde de conséquence: 141 mios. Ces communes, au travers des deux associations de communes du canton ont passé tout dernièrement un accord financier avec le canton. Ce dernier fait un geste et prendra à sa charge dans un premier temps 38 mios et par la suite 55 mios. Cet accord doit être entériné par le Grand Conseil.
Sous les dehors techniques de cet accord, moi je fais une lecture politique de la situation. Souvenez-vous: il y a 5 ans, on pouvait lire dans le programme de législature que l'Etat allait demander aux communes une participation au rétablissement des finances du cantons à hauteur de 100 mios. A l'époque, les finances du canton allaient mal et celles des communes étaient comme toujours bénéficiaires. Mais les communes n'ont pas voulu participer à l'effort d'assainissement pourtant demandé et obtenu des employé-e-s de l'Etat de Vaud par exemple. 5 ans plus tard, alors que les finances de l'Etat sont rétablies, les communes qui font pourtant toujours 200 millions de bénéfice demandent l'aide de l'Etat pour amortir le choc de la RPT. Celui-ci y répond bien volontiers comme signe d'ouverture pour rétablir les liens entre communes et Etat.
Autrement dit on passe en 5 ans de 100 mios demandés aux communes à une aide de 38 dans un premier temps et de 55 mios dans un deuxième temps aux communes.
Quand je vous disais qu'on s'est fait eu sur toute la ligne!
3 sept. 2007
2 sept. 2007
Sommet du travail
A cette occasion il a également été rappelé que plus de 300'000 personnes actives en Suisse gagnent moins de 3'000.- par mois. Que de plus en plus de jeunes démarrent dans la vie en ne trouvant pas de travail car les entreprises ne prennent plus leur responsabilité de formation au sérieux. Des réponses à ces problèmes doivent être apportées nous avons des propositions qui peuvent aider à résoudre ces problèmes.
28 août 2007
Mon fil rouge pour le Conseil national
La croissance économique en Suisse a repris depuis le début de l’année mais il n’y a pas eu plus de travail créé. Un pays dont la richesse n’est pas partagée n’est pas juste ni social. La précarité touche également de plus en plus de jeunes qui démarrent dans la vie par du chômage et de l’aide sociale. De plus en plus de travailleuses et travailleurs ne sont pas assez payés pour pouvoir joindre les deux bouts.
Depuis 4 ans au Grand Conseil j’ai eu la chance de pouvoir toucher à plusieurs domaines, le champ cantonal le permettant (voir mes interventions au Grand Conseil). Toutefois je réalise parfaitement qu’au niveau national il faut pouvoir s’attacher un ou deux thèmes et se spécialiser.
Le fil rouge de mon action sera un combat pour l’égalité des chances. Celle-ci passe par une formation générale. Elle commence par la formation élémentaire des adultes ayant des difficultés dans la lecture et l’écriture, développer et maintenir le système de l’apprentissage pour les jeunes qui est une énorme richesse pour la Suisse et démocratiser de façon drastique les études universitaires ou des hautes écoles, toujours dans les mains d’une petite élite.
L’égalité des chances cela signifie pouvoir lire et écrire pour sa propre dignité, s propre autonomie. Cela signifie pouvoir faire des études indépendamment de sa situation socio-économique. C’est donner plus de chances à chacune et chacun pour s’intégrer dans notre société par le travail. C’est donner une plus grande richesse à note société.
23 août 2007
Chassez le mouton, le naturel revient au galop!

Appel à une réaction de fond: on assiste depuis des semaines à une campagne à nouveau raciste et innomable de la part de l'UDC à travers son affiche sur l'initiative "criminels étrangers dehors!". Malheureusement, la banalisation du procédé et de la polémique a pris place. Toutefois, j'appelle aujourd'hui toutes et tous les politiciens de gauche ou de droite qui font de la politique avec une vraie réflexion pour faire avancer le bien commun à réagir à la présence du Conseiller d'Etat vaudois Jean-Claude Mermoud dans le comité d'initiative national sur ce sujet. C'est un acte posé de sa part extrêmement clair, pensé et fort. Il a pris le parti de la démogagie. Or, comme homme d'Etat responsable successivement du dossier de la police, de la justice et des étrangers, il sait parfaitement que l'état de la loi actulle permet déjà aux autorités judiciaires et administratives de renvoyer des personnes étrangères condamnées à partir d'une ceraine gravité de peine. Son intention est donc claire: jouer avec le feu. Mais cela n'est pas digne ni correct de la part de responsables politiques. Réagissez!!!!28 juin 2007
La mariée sans le sou
Il est évident que mêler le financement des entreprises aux évènements politiques atteint l’indépendance du politicien dans ses actions… Mais soyons honnêtes… à qui la faute ?
Certain-e-s disent que cela ressemble à ces grands mariages d’Italie du sud où il y a une surenchère absurde et inutile dans le nombre d’invités, le nombre de plats dans le menu, du coût de l’orchestre … Mais à y regarder de plus près la fête de la mariée ressemble à celle qui se fait depuis des années dans le canton de Vaud. Ni plus ni moins. Mais certain-e-s marié-e-s ont plus de moyens que d’autres… Alors je dis oui à l’égalité des chances dans le domaine de l’officialité ! Oui à la démocratisation des fêtes ! Une minute, une idée : le budget du Grand Conseil doit prévoir une somme pour fêter ses premier-e-s citoyen-ne-s !
Vive la mariée !
17 juin 2007
Ca suffit
Evidemment, je pourrais me rallier à ce texte, mais je sens que si je mets le doigt dans la confiture, c'est ensuite l'engrenage du désengagement, de la privatisation et de l'appauvrissement des populations laborieuses du pays qui va s'enclencher sans que nous ne puissions plus nous retirer. C'est donc un signal fort que je veux donner, car on s'en prend aujourd'hui à la tourte de Linz, et demain? Le choux à la crème? La boule de Berlin? Et que restera-t-il de ces plaisirs qui doivent être démocratiques et non pas réservés aux élites qui pourront toujours se payer des suppléments de crème et de confiture avec les parachutes dorés qu'ils auront reçu de manière éhontée après avoir asséché l'emploi pour réaliser des profits sur le dos des travailleurs.
Oui, j'ai bientôt fini monsieur le président, mais ce que j'ai à dire prend du temps et doit être dit, car comme dit Jean Ziegler, il faut dire les choses et je n'accepterai pas que l'on me coupe la parole alors même que je défends les sans-voix, laissez-moi parler... (etc.)
Portrait dans le Temps