Des mots forts ont été prononcés tout au long de ces derniers jours sur la campagne du parti que l'on sait... Des comparaisons avec les années 30 ont été faites... Non. Le parti que l'on sait ne propose pas d'ôter la démocratie à notre pays (pas encore du moins). Mais pour rappel, lorsque Berlusconi a accédé au pouvoir en Italie en étant l'homme qui contrôlait le plus de médias (chaine de télévision, journaux), des voix en Europe se sont élevées pour dénoncer le risque que courait la démocratie en Italie. Un pouvoir totalitaire ce n'est pas seulement l'oppression par la force militaire. C'est aussi le déni de la parole plurielle par la force économique et médiatique. C'est ce qui se passe avec le parti que l'on sait. La Suisse est ENVAHIE par des annonces et des affiches avec un même discours, une même photo, un même message. Les autres forces politiques n'ont pas les moyens du milliardaire zurichois et n'arrivent pas à se faire entendre.
Je pense qu'il est urgent de voter une loi au Parlement pour limiter les budgets des partis. Cela a été proposé plus d'une fois par la gauche. Peut-être qu'aujourd'hui les autres forces de droite en sont convaincues...
16 sept. 2007
démocratie en danger
Etrangers, vraiment?

Les chiffres qui font peur... et si c'était un écran de fumée?
Les radicaux ont cédé aux sirène de l'UDC en ce qui concerne la thématique des étrangers. Ils estiment qu'il y a trop d'étrangers en Suisse et font l'amalgame entre étrangers et violence des jeunes. Mais quels seraient donc ces étrangers en Suisse qui auraient tellement besoin d'une loi sur l'intégration?
En Suisse il y a 22% d'étrangers selon les statistiques officielles.
66% des étrangers vivant en Suisse ont un permis C. Ce qui signifie qu'ils sont là depuis au moins 10, 20, 30, ou 40 ans (Italiens, Espagnols, Portugais, ex-Yougoslavie). J'imagine que les mesures d'intégration obligatoires et payantes ne devraient pas s'adresser à elles (cours de langue, de civisme et j'en passe). Parmi eux il y a d'ailleurs un quart de deuxième et troisième génération qui sont nés, sont allés à l'école et travaillent en Suisse, et certain-e-s ne connaissent plus la langue de leurs parents ou grands-parents... Et qui ne doivent certainement pas avoir le stämpel d'étrangers mais plutôt pouvoir bénéficier d'une naturalisation automatique!
Si on enlève cette catégorie d'étrangers (nés en Suisse) il n'y a déjà plus que 16,5% d'étrangers.
Si on dit que les personnes vivant en Suisse depuis plus de 20 ans (on peut les estimer à 50%, la première vague d'immigration) ne sont plus non plus des étrangers (ayant au moins ce respect pour elles), il ne reste dès lors plus que 11% d'étrangers... Une moyenne tout à fait dans comparable à la norme européenne.
CQFD: Le péril étranger n'existe donc pas en Suisse!
9 sept. 2007
RPT: on s'est fait eu par deux fois!
En 2006 le peuple se prononçait sur la nouvelle péréquation financière entre cantons et Confédération. Le parti socialiste s'y opposait fortement. Dans le canton de Vaud le conseiller d'Etat radical Pascal Broulis, le conseiller national radical Charles Favre, la conseillère aux Etats radicale Christiane Langenberger, le conseiller national libéral Claude Ruey et d'autres encore, n'avaient de cesse de nous vanter cette RPT en prétextant que le canton de Vaud allait sortir gagnant financièrement et toucherait 130 mios. Résultat des courses un an plus tard: le canton de Vaud non seulement n'est plus bénéficiaire mais doit contribuer à hauteur de 13 mios. Qu'on s'en rappelle au moment où il faudra envoyer des élu-e-s reprösenter le canton à Berne!!
Pour les communes, qui n'ont pas bougé le petit doigt contre cette nouvelle péréquation au moment du vote, la RPT est lourde de conséquence: 141 mios. Ces communes, au travers des deux associations de communes du canton ont passé tout dernièrement un accord financier avec le canton. Ce dernier fait un geste et prendra à sa charge dans un premier temps 38 mios et par la suite 55 mios. Cet accord doit être entériné par le Grand Conseil.
Sous les dehors techniques de cet accord, moi je fais une lecture politique de la situation. Souvenez-vous: il y a 5 ans, on pouvait lire dans le programme de législature que l'Etat allait demander aux communes une participation au rétablissement des finances du cantons à hauteur de 100 mios. A l'époque, les finances du canton allaient mal et celles des communes étaient comme toujours bénéficiaires. Mais les communes n'ont pas voulu participer à l'effort d'assainissement pourtant demandé et obtenu des employé-e-s de l'Etat de Vaud par exemple. 5 ans plus tard, alors que les finances de l'Etat sont rétablies, les communes qui font pourtant toujours 200 millions de bénéfice demandent l'aide de l'Etat pour amortir le choc de la RPT. Celui-ci y répond bien volontiers comme signe d'ouverture pour rétablir les liens entre communes et Etat.
Autrement dit on passe en 5 ans de 100 mios demandés aux communes à une aide de 38 dans un premier temps et de 55 mios dans un deuxième temps aux communes.
Quand je vous disais qu'on s'est fait eu sur toute la ligne!
3 sept. 2007
2 sept. 2007
Sommet du travail
Le 1er septembre a marqué le début de la campagne des fédérales pour le PS romand. Ce rendez-vous s'est tenu à Yverdon avec Hans-Jurg Fehr, Pierre-Yves Maillard, Géraldine Savary, Stéphane Rossini, Christian Levrat, Liliane Maury Paquier et bien d'autre encore... Le PS a réaffirmé qu'il était bien le parti qui défend les travailleuses et travailleurs. Un nouvel adjectif peut être ajouté: le PS est également le parti des employé-e-s. Il y a parmi nous et nous défendons les femmes de ménage, les vendeurs et vendeuses, les employé-e-s de banques, les assistant-e-s en pharmacie, etc... Le lien entre PS et syndicat, entre PS et le monde du travail est évident.
A cette occasion il a également été rappelé que plus de 300'000 personnes actives en Suisse gagnent moins de 3'000.- par mois. Que de plus en plus de jeunes démarrent dans la vie en ne trouvant pas de travail car les entreprises ne prennent plus leur responsabilité de formation au sérieux. Des réponses à ces problèmes doivent être apportées nous avons des propositions qui peuvent aider à résoudre ces problèmes.
Portrait dans le Temps