16 sept. 2007

démocratie en danger

Des mots forts ont été prononcés tout au long de ces derniers jours sur la campagne du parti que l'on sait... Des comparaisons avec les années 30 ont été faites... Non. Le parti que l'on sait ne propose pas d'ôter la démocratie à notre pays (pas encore du moins). Mais pour rappel, lorsque Berlusconi a accédé au pouvoir en Italie en étant l'homme qui contrôlait le plus de médias (chaine de télévision, journaux), des voix en Europe se sont élevées pour dénoncer le risque que courait la démocratie en Italie. Un pouvoir totalitaire ce n'est pas seulement l'oppression par la force militaire. C'est aussi le déni de la parole plurielle par la force économique et médiatique. C'est ce qui se passe avec le parti que l'on sait. La Suisse est ENVAHIE par des annonces et des affiches avec un même discours, une même photo, un même message. Les autres forces politiques n'ont pas les moyens du milliardaire zurichois et n'arrivent pas à se faire entendre.
Je pense qu'il est urgent de voter une loi au Parlement pour limiter les budgets des partis. Cela a été proposé plus d'une fois par la gauche. Peut-être qu'aujourd'hui les autres forces de droite en sont convaincues...

1 commentaire:

Joan Merino a dit…

La Suisse, îlot de démocratie et de vieilles traditions.... surtout de ces dernières, car nous devons être un des derniers pays démocratiques au monde à ne pas avoir adopté une loi pour la transparence sur les dépenses des partis politiques.

Hélas, le dernier essai du Parlement n'a malheureusement pas passé la barre, non pas grâce aux esprits démocratiques de leurs pourfendeurs, mais à l'intérêt personnel, tendancieux, partisan, égocentrique et un brin mégalomaniaque d'un tribun démagogue et milliardaire qui est, tout soit dit de passage, suffisamment malin et machiavélique pour faire tourner le reste des partis en bourrique et à avoir les médias grandement occupés à faire parler de lui, son parti, ses œuvres et miracles.

Nous avons tout de même des moyens de contrer l'afflux d'argent en forme de grands panneaux au visage souriant du Grand Leader Charismatique et qui seront certainement mois onéreux que ceux utilisés par l'UDC.

En premier lieu, la persévérance politique dans les cantons. De ce point de vue, les dés sont déjà lancés. Le député socialiste et candidat au conseil national Stéphane Montangero vient de déposer au Grand Conseil vaudois une motion dans le sens qui nous occupe, qui a été même signé par certains députés des partis de droite. Il faut appuyer cette motion et continuer dans cette direction, afin de montrer que la transparence et la politique ne sont pas forcément incompatibles.

Autrement nous avons une arme extrêmement redoutable, qui est l'indifférence médiatique et citoyenne. Du moment où l'on arrête de traiter Herr Blocher, ses camarades valaisans mal coiffées et leur parti comme des stars hollywoodiennes, du moment où les autres partis politiques, les médias (particulièrement les gratuits) et les honnêtes citoyens arrêtent de s'enrhumer à chaque fois que le dénommé Blocher éternue, le niveau d'attention envers ses rodomontades diminuera de manière directement proportionnelle à la quantité des choses intéressantes dont nous
avons à nous occuper dans ce pays.